Là où je passe toujours en été, parce que c'est sur ce coin de la planète que je me ressource le mieux (là où je fis mes premiers pas, là où j'appris à nager, à aimer, à grandir, à espérer, là où je devais rencontrer l'homme aussi…) eh bien là donc, de ma plage, on voit un phare. Quand on marche sur la promenade, il bouge aussi. On croirait qu'il change de place.

Chaque fois qu'on y va, quand on arrive enfin , l'homme prend toujours le même chemin pour arriver par la rue de l'église, légèrement en hauteur. Il lance le jeu "le premier qui voit la mer a gagné". Et tous ensemble on crie quand on la voit juste en face, scintillant de mille diamants et avec un p'tit truc au bout, Cordouan !

Depuis plus de 40 ans, je vois ce phare. Je l'aime. Mais je n'ai jamais parcouru les 10 petits km qui me séparent de lui.

Alors cet été, quand j'y suis arrivée, en bateau, j'avais comme un gros ballon de joie qui me gonflait le ventre.

Le voici le voilà, le plus haut des phares français, le plus beau (si je vous le dis !), le plus plus… Et comme août n'est pas fini, j'en profite pour le prêter à Libelul, pour son nuancier violet…

 

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