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Comment certains moments routiniers peuvent-ils devenir pur bonheur ?

Samedi, 18h. Emma va commencer sa reprise de poney avec Alice. C'est le dernier créneau horaire de la journée. Un peu tard, surtout l'hiver. Sauf que samedi, à cette heure-là, tombe une très fine bruine et il fait doux, doux… Ils ne sont que deux à leur cours. Alice décide de le commencer par une promenade à travers le parc. Et le parc est désert… Il ferme ses portes à 18h en hiver. Nous avons tous ces hectares, cette lumière, cette douceur, cette nature, tout ce vert pour nous tout seul.

Les deux cavaliers avancent sur les pas d'Alice et d'une autre monitrice qui a décidé de l'accompagner. Leo, qui a eu son cours une heure plus tôt, explore les bois avec son père, en quête de branches. Je suis la troupe et je profite. Que c'est beau. Que c'est bon. La nuit approche en douceur mais semble nous attendre. Tout est serein. C'était juste bien…

Après ça, les deux petits grands ont terminé la reprise dans le manège avec des poneys en pleine forme. Mise en jambe suivie d'un galop, mais d'un galop ! Et je suis soulagée : c'est fini, la boule qui me serrait si fort le ventre, la peur panique, elle est partie ! Je peux enfin regarder ma fille filer à fond la caisse, à deux doigts de s'envoler de la selle, Alice criant "serre tes bottes, serre tes bottes, respiiiiire !", sans plus trembler… C'est pas trop tôt !

Tout ce vert m'a rappelé un certain nuancier de février. Ce mois-ci, aucune hésitation, c'est greeeeen !

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