En rond, à torsades et même que j'y arrive !!
Première étape se décider : je le fais, je le fais pas ? (Odette La New by une certaine Poule)
Deuxième étape : puisque c'est oui, ne pas prendre trop de risque et partir sur la taille d'aiguilles recommandée. Faire ses emplettes chez Lil Weasel (avec le rêve un peu fou d'y trouver le fil parfait maxi soldé. Pas pour cette fois…)
Troisième étape : se faire une fiche de travail bien préparée, je sens que ça ne va pas rigoler !
Ensuite, se lancer. Monter les mailles. Fermer sans vriller. Faire les 11 premiers centimètres les doigts dans le nez. Merder sur les premiers rangs d'augmentation (putain, j'ai oublié les mailles envers autour de la torsade !). Ajouter 4 anneaux marqueurs au début et à la fin de chaque torsade, c'est plus sûr et regretter de ne pas pouvoir utiliser celles que Margot m'a envoyées : j'ai 3 couleurs de fils marqueurs sur mes aiguilles, rien que ça !
Cocher, cocher, les rangs 6 par 6, sans oublier les augmentations tous les deux et quatre rangs. Aller vite parce que je suis pressée et que, il faut bien le dire, ma fiche de travail a été plus que bien préparée (mais rendons à César ce qui lui appartient : le tuto de la Poule, il déchire !).
Là, j'ai séparé le corps et les manches. J'en suis à la moitié du troisième écheveau de baby Alpaca eco de Cascade Yarn (normalement pour des aig 4,5, mais en 5 ça va. J'aurais un pull aéré, léger, pas trop chaud. Parfait pour moi qui deviens claustro dans un pull trop chaud ou trop ajusté). Coloris naturel tablette de chocolat noir. La nature fait décidément bien les choses. Cette laine est d'une douceur incroyable, déjà maintes fois testées et avec l'immense avantage par rapport à d'autres baby alpaca de ne pas pelucher ni perdre ses poils.
Le plus dur est fait. Un peu de patience et je vais pouvoir me lover dans cet océan de douceur. J'ai un peu hâte…
Cropped gilet for baby doll
D'après le tuto de Mamoizelle K - THE gilet au point mousse qui me sert de base parfaite - un encours fite fait, pour une adaptation cropped en grosse laine (aig 6), bas élargi et large boutons loin du bord.
Cette laine me plaît vraiment beaucoup (Boréal bleu canard de Citronille). Le résultat aussi. Boutons métallisés Agnès B du marché.
Et parce qu'il me restait un peu de laine (en tout 10 pelotes, tout de même !!) un head band à torsade (si si !) est en cours pour aller avec. A suivre, mise en situation sur ma baby doll sucrée…
Happy mercredi di di
happy mercredis… (on a gagné une heure de jour déjà, mmmmmm)
Tennis sur terre battue : deux heures
Dej avec Grand Grand : deux heures
Café avec Gulla : 15 minutes
Virée avec Mounette et peinture : deux heures 30
Café avec Gulla : 45 minutes
Trajets en métro : 5
Trajets en bus : 2
Tickets de métro : 13
Retour à la maison toujours un peu K.O…
Pour soi, pure soie…
Dans le goût de ce bracelet-là ou de la bague Constellazione, de petits liens de soie gris ornés de quelques pierres semi-précieuses qui sont libres d'aller où l'on veut sur le fil. Taille ajustable avec une petite perle d'eau douce en guise de fermoir et des perles d'argent pour la finition. Un modèle que je vais décliner c'est sûr ! En porter deux ensemble, c'est encore mieux…
En collier, c'est bien aussi…
Qu'en dites-vous ?
Morfar
Morfar, en suédois, signifie "père de ma mère". C'est ainsi que j'appelais mon grand-père maternel. Il a toujours vécu en Suède, moi pas. Aussi l'ai-je assez peu connu. Comme je le regrette ! C'était un homme très digne. Un homme de devoir. Un amoureux de la nature adepte de la chasse qu'il a pratiquée presque toute sa vie. Un bon cuisinier amateur de bonne chair, de bons vins et de fromages français. Un homme drôle qui avait un rire que j'adorais. Je trouvais qu'il ressemblait au Tati de mon oncle. La pipe sûrement… Il est mort il y a une quinzaine d'années, bien plus tard que mon grand-père paternel. Je pense à lui presque chaque jour.
Lorsqu'il y a quelques années ma grand-mère est morte, après avoir vécu une fin de vie terrible, atteinte de la maladie d'Alzheimer, ma mère m'a donné plusieurs des meubles de ses parents. Dont un secrétaire. Mardi soir, les enfants sont allés passer la nuit chez leur ancienne nounou. J'étais donc seule hier. Je n'ai aucune idée de la raison qui m'a amenée vers le secrétaire. Ni de celle qui m'a poussée à en ouvrir les tiroirs. Et là, j'ai eu envie d'en étudier le contenu. Mamma mia ! Qu'ai-je fait là… Mon grand-père a conservé un grand nombre des lettres qu'il a reçues dans sa vie. Selon quels critères ? Pourquoi celles-là justement ? Je ne parle qu'assez peu le suédois mais suffisamment pour comprendre une partie du contenu des courriers. Et je me suis retrouvée loin en arrière, avant ma naissance. J'ai lu frénétiquement, rageant de ne pas tout comprendre. Et j'ai pleuré, pleuré, pleuré… Pleuré sur le temps qui a passé. Pleuré sur le manque des êtres aimés. Pleuré en lisant à voix haute et déchirée une lettre en anglais écrite par mon père en mai 68, racontant les émeutes, le manque d'essence, de tabac, de tout. C'est ce mois de mai-là que j'ai été conçue… Pleuré en lisant le courrier de ma grand-mère à son mari qui raconte la première rencontre sur leur lieu de villégiature estivale, avec mon père. Une lettre qui décrit les présents, un flacon de parfum Dior, du champagne, du vin, du fromage, des cigarettes françaises qu'il avait apportés pour eux. Qui semble parler du judaïsme de mon père également, ça m'a fait bizarre… Un autre courrier signé de ma mère. Elle a 20 ans. Elle s'apprête à quitter le Sud de la Suède où elle passe le début du mois de juillet avec sa mère pour se rendre à Saint-Jean Cap Ferrat chez une parente qui y loue une villa pour l'été. Avant de partir, elle remercie son père, resté à Stockholm, pour la jolie montre qu'il lui a envoyée… Elle lui écrira plusieurs fois par semaine. Et puis il y a cette lettre de mon père qui parle de la naissance toute proche de leur premier enfant. Ils ignorent si ce sera une fille ou un garçon. Une autre de ma mère datée de quelques jours après la naissance de mon grand-frère. Si vous saviez l'effet que ça fait. Je suis entrée dans l'intimité de ma famille, dans la correspondance très personnelle de mon grand-père où je n'avais rien à faire (il a gardé aussi certaines des lettres et cartes que mes frères et moi leur avons envoyés. Et aussi certaines de sa plus jeune fille, ma tante Amélie. Et celles reçues de sa sœur qu'il adorait et d'un de ses frères). Je suis persuadée que jamais il n'aurait imaginé que ces lettres pieusement conservées se retrouveraient étalées sur mon lit sous mes yeux en pleurs. Mais ça lui aurait plu sûrement. Car lui-même avait gardé dans son dressing une petite malle en osier qui contenait une bonne partie de la correspondance de ses aïeux. Je l'avais trouvée par hasard quand j'étais allée chez ma grand-mère à Stockholm. Elle était hospitalisée. C'est en cherchant quelque chose de mon grand-père à rapporter avec moi que j'avais trouvé le trésor. Ma mère avait été surprise que son père ne lui ait jamais dévoilé l'existence de ces archives très anciennes. Des paquets d'enveloppes jaunies réunies dans de grandes enveloppes, chaque paquet correspondant à un ancêtre différent. Des carnets de croquis aussi. Des journaux intimes. Des poèmes. Datant toutes de plus d'un siècle !
J'ai récupéré une grande partie de ces documents. Je vais y joindre un nouveau paquet, la correspondance de mon Morfar. Et je vais tâcher d'apprendre le suédois pour de bon, car j'aimerais bien percer le secret des ces centaines de lettres qui sont toutes un fragment de mes racines…
Puss o kram min morfar, où que tu sois…
Et merde !
J'ai commandé chez Citronille de la Boréal bleu canard. En prenant une marge d'une pelote selon mes calculs. Mes calculs étaient faux… Forcément, quand on fait un modèle à l'impro, la marge d'erreur est grande…
Je n'ai plus qu'à commander une ou deux pelotes de rab. Merdoum !
Sinon, cette laine est parfaite. Ici aiguilles 6. C'est doux, c'est beau, c'est chaud (mélange moitié alpaga, moitié merinos).

























































