Quand j'étais petite, il y avait des noisetiers et des noyers assez nombreux où j'habitais. Avec mes copines, on était comme des folles quand on pouvait trouver des choses à grinoter venues de la nature. Mon père nous emmenait, nombreux enfants du parc, dans la forêt de Sénart à la saison des mûres. Ce que je préférais, c'était les noisettes. Aujourd'hui encore il n'est pas rare que j'en picore un sachet au Super U en faisant mes courses. Pas très bon pour la ligne, mais j'aime tant ça. Ma madeleine de Proust à moi, une des au moins… La dernière fois qu'on est allé chez la mère de l'homme, qui a un noisetier très généreux, j'étais comme une petite fille, accroupie à côté de mes enfants, à ramasser en gloussant toutes ces jolies coques brunes et bien sèches déjà. On s'est assis dans l'herbe et avec une pierre on a cassé des coquilles et croqué tout plein de noisettes. J'avais 6 ans à nouveau et c'était bon.

Il nous en reste un peu. Ce sera mon sujet du nuancier tout en noir de novembre pour Libelul.

 

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