Stabilo boss(e)
S'il y avait un Défi'13 que je n'allais pas manquer, c'était le Défi'13 fluo. Un vrai Défi'13 de vendredi 13… (oui parce que j'ai raté le défi corail alors que du corail, j'en ai palpé au mois de mars ! Passons…)
Donc pour ce spécial day, je pourrais parler du gilet total Limoncello. Sauf qu'il a déjà subi l'épreuve du lavage et moulte sorties en ville. Et puis il en a déjà été question ici. Peut-on réchauffer le fluo ? C'est pas de la triche ?
Parce que sinon, il y a aussi la robe granny en liberty fluo - oui oui, il existe et je l'aime follement ! - qui est si bien assortie au gilet Limoncello. Mais j'en ai déjà parlé ici… Peut-on réchauffer le fluo ? C'est pas de la triche ?
Parce que sinon, il y a aussi le top Limoncello, qui est si bien assorti au gilet Limoncello. Mais j'en ai déjà parlé ici… Peut-on réchauffer le fluo ? C'est pas de la triche ?
Non, parce qu'à part le jaune en Stabilo, il y a aussi le orange fluo. Et ça me fait penser à une certaine robe en lin et biais orange qui pète. Mais j'en ai déjà parlé ici… Peut-on réchauffer le fluo ? C'est pas de la triche ?
Mais, mais… Et le rose alors ? Ah oui, je pourrais montrer un ensemble pour baby girl, qui a reçu ce bloomer cache couche et robe Stabilo rose. Ou encore la robe granny rose fluo. Mais j'en ai déjà parlé ici… Peut-on réchauffer le fluo ? C'est pas de la triche ?
Bon allez, comme je n'aime pas tellement la triche, je vais vous montrer un truc tout neuf : inspirée de deux carrés vieux de plus de 50 années qui me servent chaque jour en cuisine, inusables et anti-chauffe (car il est pas mal question de réchauffage ici), tricotée crochetée par mon arrière-grand-mère suédoise, cette paire de maniques !
0n monte 35 mailles. On tricote serré au point mousse pendant 25 centimètres. On crochète une bordure en picots. On attache une chaînette à un angle de chaque carré. On lace les deux chaînettes ensemble. Et on espère que le coton supportera le lavage et l'usage aussi longtemps que le modèle qui a servi de base…
Bon ben là il faut que je vous laisse, pas de vendredi 13 sans Loto, je file jouer (car comme chacun le sait, seuls ceux qui jouent ont une chance de gagner).
Et au fait, c'est qui la boss(e) du Stabilo, hein, c'est qui ?
Allez donc faire un tour par là-bas pour savoir…
I had a dream !
Pour répondre à l'invitation de Lisa, à mon tour je vais vous raconter quelque-chose autour de mes rêves… Pas d'amoncellement d'oreillers sur mon lit (l'épaule de l'homme me suffit… pourrais-je écrire. Mais non, en fait, pas du tout. Mon avant bras est bien plus confortable pour tout dire).
Il m'arrive d'imaginer ce que serait la vie sans mémoire. Nulle. Je baigne dans mon passé. Tournée vers l'avenir, essayant de vivre mon présent intensément, à chaque minute, en toutes circonstances. Je saoule mes enfants avec ça : "profitez, profitez mes chéris. De chaque instant. Ils sont tous précieux. Ne soyez pas trop pressés…"
Le temps nous est compté. Du coup, il est rare. Et je veux ne pas en perdre une miette. Alors, depuis mes années lycée, j'ai pris l'habitude de dormir peu. J'aime dormir pourtant. Mais toujours je retarde autant que possible le moment de retrouver mon lit pour y dormir. Régulièrement je m'endors sur le canapé. Mais il m'arrive aussi et c'est un paradoxe, de me coucher pour rêver. Avant l'homme, j'ai été souvent amoureuse. Et j'aimais me fabriquer des songes. Dans le noir. Fermer les yeux et rêver la vie comme on la voudrait. Pour construire une histoire d'amour mais aussi bien d'autres choses. Rêver au cher malade et l'imaginer guéri. Faire comme si ce rêve allait donner corps à la réalité. Maintenant que j'ai mes enfants et l'homme, je ne joue plus à ça. Mais chaque soir, je dois respecter un rituel sacré : enlever les cauchemars de la tête de mon fils selon une méthode invariable mise en place au fil des années et, depuis moins longtemps, mettre les rêves dans la tête de ma fille. Et ainsi chaque jour, inventer une histoire, la dire tout bas dans le noir, une main posée sur le front de chacun… (faut-il préciser que quand mon garçon fait un cauchemar, c'est de ma faute, je ne les ai pas tous enlevés et que les rêves de ma fillette n'ont jamais le moindre rapport avec ce que j'avais imaginé…)
Je passe donc peu de temps dans mon lit, mais je rêve, oui ça je rêve, sans cesse. Et si tout n'est pas tout rose tout le temps, je pense pouvoir dire qu'assez souvent ma réalité est un rêve et c'est une drôle de chance !
Mon rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul Verlaine


















