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Au collège, en 6e (hier ?) je me souviens très fort de mon premier cours de sciences physiques. Discipline assez nouvelle. Salle de classe étonnante (vous vous souvenez ? Tables en carrelages, bec bunzen, fioles en tout genre, tubes à essai, dépeçage de grenouilles vivantes pour en étudier le fonctionnement des muscles - ça se fait encore ? - dissection d'un œil de bœuf… Mon frère aîné, fou de maths et physiques, avait au lycée des synusites à répétition. Il avait lu que ça se traitait au soufre. A l'occasion d'un cours avec manipulation de ce produit, il n'avait pas hésité à en brûler une bonne quantité et à aspirer vivement. Il a salement morflé - le con ! - mais de sa vie jusqu'à aujourd'hui, n'a plus jamais souffert du nez !!!!). Mon prof dont j'ai malheureusement oublié le nom, s'était présenté sommairement puis nous avait demandé de sortir une feuille et de faire un tableau. Puis de le colorier : du bleu, du vert, du rose, du violet… Je ne sais plus très bien pourquoi faire. C'était une histoire de notation. Le bleu pour le plus nul parce que "plouf, dans l'eau". Le vert pour le meilleur parce que "le vert c'est l'espoir".

Jusqu'à ce fameux cours, je ne savais pas que le vert était la couleur de l'espoir. Mais depuis mes 11 ans, dès que j'entends simplement prononcer le mot VERT, j'entends ESPOIR et j'ai l'image de cette salle très lumineuse au premier étage du collège Louis Pasteur…

Voilà, c'est ma participation au nuancier de mai de Libelul.